Feux sauvages : difficile de
ne pas y faire face
Que se passe-t-il quand vous avez un feu sauvage?
Après l’infection – par exemple, à la suite d’un baiser avec une personne qui a un feu sauvage – le virus herpès simplex pénètre dans la peau autour du nez ou de la bouche et atteint un des nerfs qui innervent la peau. Il remonte alors le long des fibres nerveuses jusqu’au ganglion trigéminé
, un faisceau de nerfs situé près de l’oreille interne. Il y reste à l’état latent jusqu’à ce qu’il soit réactivé. Il remonte alors les nerfs jusqu’à la surface de la peau, provoquant une poussée de feux sauvages1.
La première poussée de feux sauvages est généralement la plus grave et peut entraîner une forte éruption de vésicules, surtout chez les jeunes enfants. Voici les principaux symptômes 1 :
- Lésions dans la bouche et sur les gencives
- Lésions à l’arrière de la gorge
- Enflure des ganglions lymphatiques, en particulier ceux du cou
- Fièvre
La première poussée peut durer plus longtemps que les récurrences, habituellement deux ou trois semaines.
Les récurrences tendent à être moins intenses que la première poussée et sont généralement plus brèves. Cela s’explique par le fait que votre système immunitaire a produit des anticorps en réponse à l’infection (première poussée). Ces anticorps restent présents dans l’organisme pour combattre les poussées qui suivront1.
Bien que les récurrences se manifestent habituellement au même endroit que la première poussée, elles peuvent également survenir ailleurs. Les poussées se déroulent en plusieurs étapes 1 :
- Picotement, sensation de brûlure ou démangeaisons ressentis autour de la bouche ou du nez (prodrome
).
- Enflure et rougeur de la zone en question, suivies de l'apparition d'au moins une vésicule remplie de liquide.
- Les vésicules finissent par se rompre, laissant place à des lésions humides à vif.
- Après quelques jours, les lésions s'assèchent, se recouvrent d'une croûte, qui tombe après un certain temps.
- Sans traitement, les récurrences peuvent durer une ou deux semaines.
Références
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| 1. Sacks S. The Truth About Herpes. 4th Ed., 1997. Gordon Soules Book Publishing Ltd.
2. Ebel C, Wald A. Managing Herpes: How to Live and Love With a Chronic STD. Research Triangle Park, NC: American Social Health Association; 2002.
3. Patrick DM, Dawar M, Cook DA, et al. Antenatal seroprevalence of herpes simplex virus type 2 (HSV-2) in Canadian women. Sex Trans Dis 2001;28(7)424-8.
4. Whitley RJ, Kimberlin DW, Roizman B. Herpes simplex viruses. Clin Infect Dis 1998;26(3):541-53.
5. Aoki FY. Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement, édition 2006 : Infections génitales au virus herpès simplex (VHS). Agence de santé publique du Canada. http://www.phac-aspc.gc.ca/std-mts/sti_2006/ pdf/sti2006_f.pdf. Consulté le 15 mai 2006.
6. Kemeny ME, Cohen F, Zegans LS et al. Psychological and Immunological Predictors of Genital Herpes Recurrence. Psych Med 1989;51:195-208.
7. Monographie de Valtrex® (chlorhydrate de valacyclovir). GlaxoSmithKline Inc., mai 2006.
8. Monographie de Famvir® (famciclovir) Novartis Pharmaceuticals Canada Inc., janvier 2004.
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