Prenez une part active dans la prise en charge en apprenant à vivre avec l’herpès génital

Effets psychologiques de l’herpès génital

Par sa nature, l’herpès génital pose un problème non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychologique. La plupart des gens passent par toutes sortes d’émotions lorsqu’ils apprennent qu’ils ont l’herpès génital : colère, gêne, inquiétude, culpabilité. Encore aujourd’hui, vous vous sentez peut-être déprimé ou vous avez peur d’être rejeté. Beaucoup d’autres ont ressenti la même chose.

Dans un sondage mené auprès d’environ 3000 personnes atteintes d’herpès génital, la majorité des répondants ont dit s’être retrouvés dans un état d’abattement après l’annonce du diagnostic; la crainte du rejet, la peur que cela se sache et le sentiment d’isolement étaient également présents. Ces sentiments se sont atténués avec le temps à mesure que ces personnes ont appris à vivre avec l’herpès génital1.

Le processus d’acceptation de l’herpès génital comporte généralement plusieurs étapes1 :

Déni – « Ce n’est pas vrai. » « Ça ne peut m’arriver à moi ». Il est difficile d’accepter le diagnostic au moment où on apprend qu’on a l’herpès génital.

Résistance – « Ça doit pouvoir se guérir. » À cette étape, vous êtes probablement en colère contre la personne que vous jugez responsable de votre infection. 

Affirmation – « Ma vie sexuelle ne sera plus jamais comme avant. » Vous avez un deuil à faire et vous serez ensuite mieux disposé à apporter les changements nécessaires dans votre vie.

Intégration – « Je peux vivre avec l’herpès génital et je vais reprendre le contrôle de ma vie. » À cette dernière étape, vous aurez accepté le fait que vous avez l’herpès génital et aurez apporté des changements dans votre vie.

C’est en vous que vous trouverez la force de maîtriser vos émotions.
Demandez-vous honnêtement si, oui ou non, vous avez accepté le fait que vous avez l’herpès génital. Si vous êtes encore en colère ou si vous n’êtes pas en harmonie avec votre vie ou vous-même, demandez de l’aide. Ce sont vos proches, ceux en qui vous avez confiance et sur lesquels vous pouvez compter, qui sauront le mieux vous fournir le soutien dont vous avez besoin. Par ailleurs, votre médecin représente la meilleure source d’information, et il pourra vous aider à bien vivre avec l’herpès génital. Il existe aussi un réseau d’entraide composé de conseillers qui possèdent les connaissances et l’expérience pour vous aider et de personnes qui savent exactement ce que vous vivez parce qu’elles ont, elles aussi, l’herpès génital. En somme, peu importe vers qui vous vous tournez, l’important est que vous demandiez de l’aide si vous en avez besoin.

 

Références

 
1. Clarke P. The Impact of a Herpes Diagnosis and the Implications for Patient Counseling. Clinical Management of Herpes Viruses,1995: 75-85. IOS Print, Washington, DC.

2. Whitley RJ, Kimberlin DW and Roizman B. Herpes Simplex Viruses. Clin Infect Dis 1998;26(3):541-553.

3. Sacks S. The Truth About Herpes. 4th Ed., 1997. Gordon Soules Book Publishing Ltd.

4. Kemeny ME, Cohen F, Zegans LS et al. Psychological and Immunological Predictors of Genital Herpes Recurrence. Psych Med 1989;51:195-208.

5. Aoki FY. Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement, édition 2006 : Infections génitales au virus Herpes simplex (VHS). Agence de santé publique du Canada. http://www.phac-aspc.gc.ca/std-mts/sti_2006/pdf/sti2006_f.pdf. Consulté le 15 mai 2006.

6. Cuisini M and Ghislanzoni M.The importance of diagnosing genital herpes. J Antimicrob Chemo 2001;47(Topic T1):9-16.

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