Savez-vous comment réduire le risque de transmission de l’herpès génital?

Non? Alors, informez-vous auprès de votre médecin sur tous les moyens que vous pouvez prendre pour réduire le risque de transmission.

Personne ne veut donner l'herpès génital à l'autre

Transmission de l’herpès génital

Vous savez sans doute ceci : le risque de transmettre l’herpès génital est maximal pendant une poussée, au moment où le virus est le plus actif. Si une ampoule ou une lésion entre en contact avec la peau de votre partenaire, le virus peut se propager même s’il n’y a pas de pénétration. Il faut donc vous abstenir de toute activité sexuelle jusqu’à la guérison complète des lésions2,3.

Mais vous ne savez peut-être pas que : bien que les condoms et autres méthodes de barrière réduisent le risque de transmission, ce n’est pas suffisant pour prévenir la transmission de l’herpès génital. Pourquoi? Parce qu’ils ne couvrent pas tous les endroits de la peau où le virus actif peut se trouver.

Et peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de l’excrétion virale asymptomatique[?] : lorsque le virus se réactive, remonte à la surface de la peau et s’y multiplie sans provoquer de signe ou symptôme visible, il est quand même très contagieux. L’excrétion virale (avec ou sans symptômes) peut survenir n’importe où dans la région comprise entre la taille et le haut des cuisses, y compris les fesses – donc, pas seulement les parties génitales. L’excrétion virale asymptomatique est maintenant reconnue comme la principale cause des nouvelles infections1,4. Chez 70 % des patients, l’herpès génital se transmet lors d’un contact sexuel qui a lieu pendant une période d’excrétion virale asymptomatique1.

Malheureusement, personne ne peut prévoir quand survient l’excrétion virale4,5. La seule manière d’en avoir le cœur net est de recourir à une analyse de laboratoire, ce qui n’est pas toujours possible. Le fait est que vous ne savez jamais quand le virus est actif – et contagieux.

La transmission du HSV-1 au cours de rapports oraux (buccogénitaux) est de plus en plus fréquente6. C’est pourquoi vous devez adopter des pratiques sexuelles sûres pour toutes vos activités sexuelles avec tous vos partenaires.

Finalement, bien que cela soit rare, l’herpès peut se propager ailleurs sur votre corps – par exemple si vous touchez une ampoule, puis frottez ou grattez une autre partie de votre corps. C’est ce qu’on appelle l’auto-inoculation [?]. La meilleure façon de l’éviter est de vous laver les mains immédiatement après avoir touché une surface cutanée infectée par le virus2.

Les mythes au sujet de la transmission de l’herpès
Certains vous diront que l’herpès génital peut être transmis par le sang transfusé, l’eau de piscine ou de bain, les sièges de toilette et même par une poignée de main. C’est faux. La transmission de l’herpès génital se fait uniquement par contact cutané intime avec une personne infectée. Plus précisément, le virus de l’herpès se transmet lorsque la peau de la région génitale, anale ou buccale d’une personne non infectée entre en contact avec une surface cutanée où il y a excrétion virale. Autrement dit, lorsqu’il y a contact bucco-buccal, génito-génital, buccogénital, génito-anal ou bucco-anal2,3.

 

Références

 

1. Mertz GJ, Benedetti J, Ashley R, et al. Risk Factors for the Sexual Transmission of Genital Herpes. Annals of Internal Medicine 1992;116:197-202.

2. Sacks SL. The Truth About Herpes. 4th ed. West Vancouver, BC: Gordon Soules Book Publishers Ltd.;1997.

3. Ebel C, Wald A. Managing Herpes: How to Live and Love With a Chronic STD. Research Triangle Park, NC: American Social Health Association;2002

4. Wald A, Zeh J, Selke S, et al. Genital Shedding of Herpes Simplex Virus Among Men. JID 2002;186(Suppl1):S34-S39.

5. Wald A, Zeh J, Selke S, et al. Virologic Characteristics of Subclinical and Symptomatic Genital Herpes Infections. New Engl J Med 1995; 333(12):770-775.

6. Aoki FY. Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement, édition 2006 : Infections génitales au virus Herpes simplex (VHS). Agence de santé publique du Canada. http://www.phac-aspc.gc.ca/std-mts/sti_2006/pdf/sti2006_f.pdf. Consulté le 30 avril 2007.

7. Wald A, Krantz E. Selke S, et al. Knowledge of partner’s genital herpes protects against herpes simplex virus type 2 acquisition. J Infect Dis 2006;194:42-52.

8. Green J, Ferrier S, Kocsis A, et al. Determinants of disclosure of genital herpes to partners. Sex Transm Infect 2003;79:42-44.

9. Santé Canada. Ce qu'il faut savoir au sujet des ITS. Les infections transmises sexuellement, Ottawa, ON, Santé Canada, 2002. Accessible sur le site http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/std-mts/index_f.html.

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L'excrétion virale - en présence ou en l'absence de symptômes - survient n'importe où dans la zone figurant ci-dessus.